La maison où je suis mort autrefois – Keigo Higashino

 La maison où je suis mort autrefois

couv60043916Keigo Higashino

Babel Noir
Novembre 2011

253 pages

env. 7,70 €

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Quatrième de couverture :

« Sayaka Kurahashi va mal. Mariée à un homme d’affaires absent, mère d’une fillette de trois ans qu’elle maltraite, elle a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Et puis il y a cette étonnante amnésie : elle n’a aucun souvenir avant l’âge de cinq ans. Plus étrange encore, les albums de famille ne renferment aucune photo d’elle au berceau, faisant ses premiers pas… Quand, à la mort de son père, elle reçoit une enveloppe contenant une énigmatique clef à tête de lion et un plan sommaire conduisant à une bâtisse isolée dans les montagnes, elle se dit que la maison recèle peut-être le secret de son mal-être. Elle demande à son ancien petit ami de l’y accompagner. Ils découvrent une construction apparemment abandonnée. L’entrée a été condamnée. Toutes les horloges sont arrêtées à la même heure. Dans une chambre d’enfant, ils trouvent le journal intime d’un petit garçon et comprennent peu à peu que cette inquiétante demeure a été le théâtre d’événements tragiques… Keigo Higashino compose avec La Maison où je suis mort autrefois un roman étrange et obsédant. D’une écriture froide, sereine et lugubre comme la mort, il explore calmement les lancinantes lacunes de notre mémoire, la matière noire de nos vies, la part de mort déjà en nous. »

Mon avis :

★★★★★

J’ai lu ce livre pour un rattrapage du challenge des auteurs japonais et je suis bien contente d’avoir pris le temps de rattraper mon retard. Ce lire a été une très bonne découverte, je ne dirais pas que c’est un coup de cœur car je ne pense pas avoir été marquée par ce livre et m’en souvenir longtemps mais j’ai passé un très bon moment de lecture et je n’ai absolument rien à reprocher à ce livre.

Le personnage à travers lequel on découvre l’histoire est attachant et laisse sa part de mystère à Sayaka, dont on souhaite découvrir l’histoire. On est très rapidement emporté par l’intrigue et on partage les interrogations des personnages et l’on se prend au travail d’interrogation et d’hypothèse. Le dénouement de l’histoire est intéressant et crédible, ce qui renforce mon engouement pour ce roman.

J’ai aussi particulièrement aimé l’écriture de Keigo Higashino qui dose habilement descriptions, dialogues, suspense et révélations.  Je pensais lire un thriller donc je m’attendais a tout moment a ce que le livre devienne sanglant. J’étais dans le faux car c’est en réalité un policier ! J’étais mal renseignée.

Je vais me procurer le deuxième livre de cet auteur pour pouvoir continuer d’apprécier (j’espère) ses histoires !

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Naufrages – Akira Yoshimura

 Naufrages

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Akira Yoshimura

Babel
Février 2004

192 pages

env. 7,70 €

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Quatrième de couverture :

« Isaku n’a que neuf ans lorsque son père part se louer dans un bourg lointain. Devenu chef de famille, le jeune garçon participe alors à l’étrange coutume qui permet à ce petit village isolé entre mer et montagne de survivre à la famine : les nuits de tempête, les habitants allument de grands feux sur la plage, attendant que des navires en difficulté, trompés par la lumière fallacieuse, viennent s’éventrer sur les récifs, offrant à la communauté leurs précieuses cargaisons. Sombre et cruel, ce conte philosophique épouse avec mélancolie le rythme, les odeurs et les couleurs des saisons au fil desquelles Isaku découvre le destin violent échu à ses semblables dans cette contrée reculée d’un lapon primitif. »

Mon avis :

★★★★★ 

Je viens de passer de délicieux moments avec Naufrages, je suis très contente d’avoir découvert cet auteur ! Merci Adalana pour ce challenge plein de nouveautés 🙂

J’ai vraiment tout aimé dans ce livre ! On suit la vie d’Isaku et de son village au fil des saisons. Bien que le livre soit court (même pas 200 pages) on recouvre 2 ans et demi de la vie de ce garçon. J’ai eu l’impression de me retrouver au cœur d’un reportage où je pouvais suivre la vie de pauvres pêcheurs, leurs joies, leurs peines, les difficultés… On apprend également leurs traditions, leur techniques de pêche, de cueillette, etc…

Le jeune Isaku devient adulte dans ces pages, il vit drame sur drame et apprend à être responsable et s’occuper de sa famille. La mère d’Isaku est également un personnage important, celle-ci est très sévère et violente et m’a souvent énervée durant ma lecture.

Le gros point positif de ce roman est pour moi l’écriture. Me connaissant, j’aurais pu trouver ce sujet de livre ‘chiant’, mais j’ai été emportée et fascinée par ce que l’on apprend. Les descriptions sont justement dosée et facilement imaginables. Les dialogues sont aussi bien rythmés, sans être trop présents.

Je pense lire avec plaisir d’autres livres de cet auteur, j’ai d’ailleurs déjà jeté mon dévolu sur La guerre des jours lointains

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